Actu Stars People

Toutes les news de stars video buzz actualitees cinema top model

‘Toujours une bande…’


Jeudi 10 septembre 2009. Chicago. Production

Ah, le décalage horaire. Pas moyen d’y échapper et je le jure ça devient pire en vieillissant. On peut être intelligent, prévoir des siestes à bord de l’avion, prendre de la mélatonine, de l’ambien (NDLT : ?) ou de l’héroïne, mais il continue de nous foutre en l’air. Même si l’on parvient à trouver une solution le premier soir, on peut être sûr que le lendemain la nounou décalage horaire ne nous loupera pas.

Je ne m’en suis pas trop mal sorti, réveillé à 4 heures et 6 h 30 du mat, mais suis resté au lit jusque 8 heures. Frances de la publicité m’a envoyé un texto, aussi nous retrouvons-nous dans le hall à 8 h 30 pour prendre le petit-déjeuner. En fait, nous étions debout trop tôt et de nombreux restaurants locaux n’étaient pas encore ouverts (ce qui est hautement inhabituel pour moi, je dois dire), aussi, nous sommes partis pour une longue balade dans un Chicago matinal. Le temps était somptueux, montrant la magnificence de l’architecture de la ville sous son meilleur jour. Les hivers ici sont rigoureux, mais les étés de Chicago au bord du lac sont difficilement battables. Nous avons fini par prendre le petit déjeuner le plus énorme avant de rentrer à l’Hotel Fabulous où je finissais quelques corvées avant de me rendre au stade.

Soldier Field a été reconstruit depuis la dernière fois où nous y sommes passés et c’est très bien. Comme par magie, la scène à 360° avait fièrement trouvé son emplacement sur la pelouse, venue depuis Cardiff sans encombre apparent. Je discutais avec plusieurs techniciens de mon équipe et le retour était très positif. Apparemment la production universelle (à savoir, non pas la structure d’acier mais tout le reste, incluant le pylône, la scène, l’écran vidéo, les amplis, les éclairages, etc.) était arrivée hier à 10 heures du matin et à 20 heures tout était en place, ce qui semblait à peine possible.

Vers l’heure du dîner, j’ai entendu que le groupe était arrivé, aussi me je me dirigeais vers les loges pour le retrouver. Je ne m’étais encore jamais rendu dans les loges de cette venue, aussi il m’a fallu un peu de temps avant de les trouver et je n’étais pas sûr que le groupe soit encore là. Pourtant, lorsque j’y parvenais enfin, je passais la tête par la porte entrebâillée et ils étaient là, les quatre membres de U2, seuls près de la machine à café à discuter. Je ne suis pas sûr de savoir pourquoi, mais à cet instant très précis, j’ai trouvé ça plutôt charmant. Ces quatre gars, tous seuls, dans une autre venue quelque part sur la planète – toujours une bande après toutes ces années. En noir et blanc, ça aurait ressemblé à une photo d’Anton Corbijn.

Nous avons échangé des banalités habituelles sur la pause et avons passé un petit moment sur deux ou trois variations de la set liste. Une fois la tournée européenne achevée, nous avons élaboré un très fort plan A, et plus comme on ne devrait pas trop toucher à ce qui fonctionne, il est important de garder le spectacle en vie. Il s’agissait également de la soirée où nous devions voir si ne devrions pas introduire Your Blue Room, aussi se sont-ils rendus au sound check et ont commencé à répéter cette nouvelle chanson. Ils n’ont jamais joué Your Blue Room en live (ou en playback pour ce que ça apporte) et techniquement ce n’est pas vraiment une chanson de U2 puisqu’elle est issue de la collaboration ‘Passengers’, mais l’on avait le sentiment qu’elle pourrait ajouter quelque chose au spectacle que nous n’avions pas jusque là. C’est un morceau extrêmement trompeur, accompagné d’une vidéo et de samples de sons de la station spatiale internationale que nous avons enregistrés lorsque nous étions à Londres. Je pense que nous avons bien avancé et que nous y œuvrerons encore un peu plus demain.

Bien que totalement dingue en raison du décalage horaire, je me suis forcé à rester plus longtemps pour profiter du stade dans le noir absolument vide. Mon équipe et moi-même devions assurer les éclairages pour Your Blue Room, et tandis que nous nous y attelions, nous avons passé un peu de temps à revoir et affiner quelques autres parties du spectacle que nous n’avions pas pu voir en Europe faute de temps. J’ai fait de mon mieux, mais à deux heures du mat. (à mon horloge interne), le sol s’était transformé en éponge et j’hallucinais, aussi je décidais de me trouver un van qui ramènerait mon corps à l’Hotel Fabulous.

Copyright 2009 U2 France / http://www.u2france.com/actu

Popularity: 1% [?]

  • Share/Bookmark

Comments are closed.


Improve the web with Nofollow Reciprocity.