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Pensee Design N° 24


Ce qui suit est une petite étude de la capacité d’adaptation, d’aptitude à la réflexion et de comportement en général du Japonais.

J’adore cette expression : Du Japonais. En singulier. Ca veut dire de l’homme et de la femme japonaise, si on veut parler de la femme, on dit " La Japonaise ", mais on dit pas ça, par ce que c’est péjoratif… Quand on veut dire l’homme Japonais on dit "L’homme Japonais". Ca sonne noble par ce qu’il y a le mot homme. C’est aussi simple que ça.

Revenons à l’étude du " Japonais". T’achètes du papier. Beaucoup de papier. Dans la plus noble papeterie de la ville la plus cultivée en la matière au Japon où s’est cultivé a fond, au plafond, contrecollée, à carreaux, peinte, écrite, froissée, mouché, mouchetée, donc a Kyoto. (Quitter Kyoto !)

La nuit, tu en rêves, tu sais quoi en faire, des projets de livres tout doux, de collage… bref, ça t’inspire. Le lendemain a l’ouverture, t’amènes tes fesse à la boutique qui ressemble a une galerie avec quatre personnes qui servent car il y a de la clientèle et tu leur demandes :

" AVEZ VOUS DE LA COLLE " et tu montres les deux qualités de papier que tu veux coller ensemble en échantillons. Ils veulent te les coller sur place. Tu dis " Merci, mais ce que des échantillons. Il me faut LA colle."

La ils te regardent. T’as 8 yeux braqués sur toi comme si t’avais dit : "Donne moi de la colle sale pute ou je t’éclate la gueule, t’arrache la tête et te chie dans le cou ! "

Tu regardes les yeux qui te regardent et tu révises tes paroles… Mais non, tout est bon, t’as seulement dit ce que tu voulais dire : "Merci…, mais il me faut la colle". Au bout d’un interminable laps de temps d’inaction, le temps semble arrêté, ils disparaissent pour réapparaître avec un dictionnaire. Colle ? Oui, Colle. Colle pour papier ? Oui, colle pour papier. Puis, on sort les pages jaunes. La, mon
cerveau s’arrête de marcher car les pages jaunes ne marchent ni en France, ni en Allemagne, alors je ne vois pas comment ça peut marcher ici…

Au bout de dix minutes, ils consultent même le gérant. Il émet un bruit constitue d’une seule syllabe, alors que les mots japonais sont composés d’au moins deux…

Re-consultation des pages jaunes, on regarde la couverture, puis la première page, puis en reviens en arrière… jusqu’à ce que la plus audacieuse entre elles a les couilles de me regarder dans les yeux pour me dire "DIFFICULT". Ainsi et enfin libéré, je les remercie, je m’incline et je sors de là.

Sur le chemin, je m’interroge. C’est pas possible, me dis-je. Et, pour vérifier, je rentre dans une boutique ou j’ai déjà acheté plusieurs fois pinceaux et encres pour xxx Yen, alors, j’achète un pinceau et je leur demandes : "Je cherche des tissus pour faire de kakemonos grand format. Savez vous ou je peu trouver ces tissus ?"

Des kakemonos, ce sont des peintures en papier collés (vous voyez ?) sur des pans de soie, ils en vendent même dans la boutique, mais trop petit. Alors, j’explique que, justement comme ils sont petits, je voudrais en faire un grand moi même. Et il me faut du TISSU pour le faire. De nouveau, les yeux, quatre cette fois ci sont braqués sur moi comme si j’avais dit : "Sale vieille, donne moi cette putain d’adresse de ce plouc de vendeur de soie de mes deux ou je te fais bouffer tes nibards pourris!"

Apres d’interminables moments d’inaction et sous le regard de ces terribles yeux, on me dits : …Tissu ? (En anglais dans le texte) et je suis tout jouasse, par ce que je me dis qu’on va cracher le
morceau… Ca discute… 10 minutes plus tard, on me regardes et on me dit : …"SORRY !…" Ainsi libéré, je les remercie, je m’incline et je sors de là.

De nouveau, dans la rue, je passe en revue mes paroles. Non, rien d’anormal, j’avais bien dit ce que je voulais dire… Il me faut votre aide, je cherche du tissu pour faire des kakemonos… Je me regardes : Je suis propre, mes vêtements sont de nouveau lavés, je suis rasé, coiffé, la fermeture éclair du pantalon fermée… Bien, en plus plutôt beau gosse en ce moment.

Je m’assois dans un café pour écrire ces lignes et je comprends ce qui cloche : La notion de l’initiative personnelle… Je retournes la situation : Un mec plutôt asiatique, mongole peut être et un peu bizarre qui rentre chez Ladurée et qui demande de la farine pour faire des macarons carrés… Imaginez vous la gueule des vendeuses… C’est comme si on leur parlait en "Raymondais"!

AMORALITE DE LA SEMAINE : Tire toi avec tes vieilles couilles et ta camelote « pourrite » que tu peux essayer à fourger à qui tu veux mais pas a moi connard. (Non, merci en Raymondais)

ALLER, FAIRE, VOIR : Ton banquier et négocier un découvert en… Raymondais!

Chez Ladurée et dire ……. …. …… .. pour faire un macaron carré …
….!!!

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