Actu Stars People

Toutes les news de stars video buzz actualitees cinema top model

‘Pas de place à l’auberge… de Gelsenkirchen.’


Photo : Stefan

Dimanche 2 août 2009. Gelsenkirchen. Déchargement

Je me suis réveillé dans le bus alors qu’il restait encore près de trois heures avant d’arriver à Gelsenkirchen. Nous étions en Allemagne mais mon téléphone me disait que je m’étais trouvé au Danemark à un moment ou un autre de la nuit. Des gars à l’arrière commençaient à faire surface, préparant café, petit-déjeuner, etc., assis bavardant alors que le paysage mouillé déroulait sous nos yeux. Le toit à la venue de Gelsenkirchen soulève toutes sortes de défis soniques, mais je dirais que nous en serons bien contents demain.

Ayant été ajouté à la dernière minute, il n’y avait pas de place pour moi à l’auberge de Gelsenkirchen (partout, tout était complet en raison d’un concert) aussi ai-je atterri au Sheraton dans Essen. Je partais errer dans le centre d’Essen par cet après-midi pluvieux et ironiquement, si l’on considère le nom de la ville (NDLT : essen en allemand signifie manger), je n’ai rien pu trouver à manger aussi m’en retournais-je à l’hôtel. Je passais le début de la soirée à bricoler avant de me rendre à la venue avec un photographe qui documente le déchargement ce soir. Le gros de l’équipe technique n’est arrivé de Suède à Gelsenkirchen que vers 18 heures, aussi ça va être une longue soirée de déchargement pour la plupart. Le photographe, Ralph Larmann, prend des photos extraordinaires et a photographié quelques unes de mes productions scéniques au cours de ces années, notamment lors de la tournée Vertigo. Il a shooté le spectacle à 360° de Berlin (incluant un incroyable cliché de la boule à facettes qui ressemblait à la scène manquante de Lord of the RingsLe Seigneur des anneaux) mais il revient pour une seconde fois ici à Gelsenkirchen qui est une construction très différente. Ralph voulait photographier le déchargement alors que tout se montait et sachant que ça allait prendre la majeure partie de la nuit, je l’abandonnais sur place.

Lundi 3 août 2009. Gelsenkirchen. Concert

Je me réveille en réalisant que personne d’autre de la tournée à 360° ne séjourne dans cet hôtel mais également que personne ne séjourne dans cette ville. Je ne suis jamais totalement sûr de comment cela arrive mais je finis en orbite de moi-même de temps en temps. Cet étrange sensation était composée par une étrangeté plus éloignée qui était de ne pas savoir où j’allais atterrir pour passer la nuit. Le groupe arrive directement de Nice pour le concert, mais l’aéroport le plus proche où il peut atterrir est à Cologne, à une heure ou plus de voiture de Gelsenkirchen, aussi la dernière partie du trajet a lieu par hélicoptère. Le reste de l’entourage du groupe se trouve à bord de bus, ce qui est bien pour l’arrivée, mais cela signifie que pour le retour en toute hâte après le spectacle, quiconque ne sera pas à bord de cet hélico devra partir pratiquement lorsque le spectacle débutera, ce qui n’est pas terriblement pratique ni pour moi, ni pour Tom notre réalisateur vidéo.

Tom et moi avons évoqué tout un tas de possibilités pour nous rendre de Gelsenkirchen à Katowice qui comprenaient des arrêts dans les spas de montagne, etc., diverses correspondances par train, un trajet par route avec une voiture louée et un convoi de chameaux. Cependant, le groupe nous a demandé si nous pouvions passer la journée de mercredi à parcourir les DVDs du spectacle pour voir ce qui pourrait être amélioré et ‘déchirer’ comme dit Bono. Conséquemment, il nous faudra retourner à Nice avant la tombée de la nuit demain, mais c’est à des années lumières…

Le concert était génial et Ralph a shooté à tout va, incluant quelques photos panoramiques à 360°, de manière appropriée. J’ai reçu un message comme quoi il y aurait de la place pour Tom et moi pour partir avec les « coureurs » à la fin du concert et rentrer à Nice ce soir. Nous nous sommes débattus en traversant le public pour arriver au point de rendez-vous derrière la scène durant ‘Moment of Surrender’, c’est alors que le manager de la tournée Dennis m’a hurlé à l’oreille : ‘Ah, Willie. Vous êtes dans l’hélico jaune’. Je me souviens avoir pensé que c’était un truc que personne ne m’avait dit auparavant.

La pelouse entière du terrain de foot du stade de Gelsenkirchen est forte de sorte qu’elle puisse glisser à l’extérieur du bâtiment pour être nourrie et arrosée entre deux matches. Conséquemment, lorsqu’il y a un concert en cours, à l’extérieur de cette venue se trouve une pelouse de la taille du terrain de foot sur laquelle sont posés deux hélicos. Etant plutôt un gars du genre obéissant, je me dirigeais vers l’hélico jaune, montait à son bord avant d’être bientôt rejoint par Bono, Edge, Joe O. et deux autres. Les hélico s’élevèrent à la verticale et décolèrent en convoi, navigant dans le ciel nocturne et au dessus du paysage industriel. C’était tellement Ridley Scott, que je me penchais vers Joe et lui murmurait à l’oreille ‘he say… you braderunner !’ (NDLT : référence au dialogue du film : ‘he say… you bladerunner !’) avant de regarder par la fenêtre et de repérer une sorte de raffinerie, qui crachait ces énormes plumes de feu à la Bladerunner par ses cheminées. Quelque part dans ma tête j’entendais le clic de la visionneuse

Popularity: 1% [?]

  • Share/Bookmark

Comments are closed.


Improve the web with Nofollow Reciprocity.