La tournée en stade à 360° de U2 bat tous les records d’affluence (Fin)
oct 8, 2009 U2, groupes celebres
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Le batteur Larry Mullen Jr., 47 ans, peut envisager un futur en stade pour Kings of Leon, « qui étaient des lapins pris dans les phares lorsqu’ils ont joué sur notre dernière tournée. »
« Qui aurait imaginé qu’ils avaient l’un des plus grand albums (Only by the Night) deux ans plus tard ? », poursuit Mullen, prenant le soleil à l’extérieur de l’endroit réservé au traiteur en coulisses. « Ils ont l’épate et la capacité d’arriver au sommet. Il n’y a pas de modèle. Aujourd’hui, on voit un grand nombre de groupes prêts à apprendre et tenter quelque chose de différent. Ca a toujours été le cas pour nous. »
Les idées pour l’audacieux cadre de la tournée à 360° murissaient dans la tête de Bono depuis la tournée en salles de 2001, Elevation.
« J’ai commencé à dessiner et à construire des trucs avec des cuillères », explique Bono. « Au cours des années, des personnes m’ont traité de dément. Les promoteurs roulaient des gros yeux mais Live Nation était très encourageant. (Le PDG de la partie musique internationale de Live Nation) Arthur Fogel m’a dit : ‘Si c’est ce que te dit ton instinct, suis-le. On travaillera avec toi et on te financera.’ Il m’a dit que cette industrie était néanderthalienne et que les gens n’étaient pas traités selon leur valeur. »
A la fin de l’année 2006, à l’Aloha Stadium d’Honolulu, la dernière étape de la tournée Vertigo, Bono se baladait sur le terrain avec le collaborateur de longue date de U2, le stage designer Willie Williams, dans une tentative d’envisager son temple sonique. Il enrôlait ensuite l’architecte designer Mark Fisher.
‘A deux doigts de la faillite’
« Nous devions commencer à la bâtir six mois avant la tournée, avant la mise en vente des places », de souligner Bono. Gonflant le risque : l’industrie musicale en chute libre et la récession mondiale. « Lorsque nous avons construit le Zoo TV (la tournée 1992-1993), nous étions si près de la banqueroute que si nous avions eu 5 % de spectateurs en moins, U2 aurait été ruiné. Même dans notre irresponsabilité, jeunesse et mépris fatal envers des sujets matériels, c’était terrifiant. Je veux monter un spectacle extraordinaire mais j’aimerais conserver ma maison une fois que ce sera terminé. »
Satisfaire la demande et baisser le prix des places (les prix vont de 30 à 250 dollars) étaient les catalyseurs pour passer en stade.
Lors des deux précédentes tournées en salles du groupe, où la capacité d’accueil maximale se situait entre 15.000 et 20.000 places, « les billets étaient un peu plus chers et la demande tellement forte que lorsque le marché secondaire a mis la main dessus, ils ont fini par passer de main en main pour des centaines et même des milliers de dollars », de souligner Edge. « A présent nous sommes si près de répondre à la demande que ce marché latérale, le marché noir n’existe quasi plus. »
U2 sait que sa cathédrale d’acier n’est pas un appât suffisant pour attirer les masses. Le décor est à s’en décrocher la mâchoire, mais c’est la performance live authentique du groupe que les fans acclament.
« Il y a une facilité, un relâchement dans la performance que je n’imaginais pas que nous pourrions atteindre », de souligner Edge. « Nous sommes nés du punk-rock, un son franc. C’est une révélation que notre groupe est devenu bien plus sophistiqué rythmiquement parlant. »
Le spectacle fait la part belle à sept des titres de No Line, trois ou quatre joués au début, un refus de défi de s’enfermer dans le passé. Pour Mullen, l’évolution de U2 se cristallise avec son techno influencé I’ll Go Crazy If I Don’t Crazy Tonight, durant lequel il martèle un djembe africain tandis qu’il défile sur le pourtour de la scène.
« Nous avons pris une chanson pop et en avons fait une danse rave de folie — en stade », dit-il. « Comment je suis arrivé ici ? Ce n’est pas ce que n’importe lequel de nous s’attendait à faire trente ans plus tard. C’est la lumière qui nous guide. Il s’agit de notre besoin de nous élargir et que notre public accepte des choses qu’il ne comprend peut-être même pas. »
Vers le prochain niveau
Qu’il joue en salles ou en stades à l’avenir, le groupe ne recyclera pas les idées, s’émerveille Edge. « l est important que nous nous défions sur le plan créatif et de ne pas choisir la solution de facilité. C’est tellement ancré dans notre groupe que nous continuerons à le faire pousser et à le développer. Nous nous le devons et nous devons à nos fans de toujours avancer plus loin et à conquérir de nouveaux territoires. »
Clayton souligne que ses ambitions pour le groupe sont plus humbles aujourd’hui.
« Je veux que notre musique soit pertinente. Inutile que les ventes de disques soient des records. Les disques tubes sont ce qu’il faut lorsque l’on est dans le domaine de la musique populaire, et nous nous sommes toujours efforcés de le faire. Mais c’est un grand privilège d’être en mesure de faire ce que l’on aime. On n’en a pas perdu le contrôle. On ne le fait pas pour pouvoir payer de sales dettes ou de mauvais contrats. Et c’est génial de bosser en extérieur. »
Mullen, considéré comme le compas moral de U2 ; déclare que sa motivation vient en partie de la foi des fans.
« C’est un truc lié à la culpabilité du catholique irlandais. Nous aurions dû mieux faire et travailler plus dur. Dans les années 1980, nous n’étions pas mûrs. Nous tanguions. Nous avons eu du succès malgré nous. A présent, nous avons le sentiment qu’il y a plus à accomplir, que nous pouvons continuer à pousser, à prendre des risques. La complaisance n’est pas quelque chose où nous sommes bons ni qui nous met à l’aise. »
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