Hey* Bono, vous ne pouvez redorer le blason de NOTRE Amérique
oct 24, 2009 U2, groupes celebres
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*(NDLT : les Américains disent toujours « Hey is for horses » (hey c’est pour les chevaux)

par John Tantillo
Dimanche dernier, la rock star irlandaise et le militant politique Bono a proposé son commentaire en tant que chroniqueur invité dans les pages Opinion du New York Times pour nous dire que nous devions redorer le blason de notre pays et que Barack Obama est tout simplement l’homme pour le faire.
A présent, j’ai écrit et parlé du besoin pour notre blason américain de s’améliorer constamment, mais la prise de position de Bono est scandaleuse, redondante et complètement en désaccord avec le blason américain tel que nous le connaissons.
Du point de vue du marketing, le conseil de re-dorure de Bono est totalement faux.
L’on doit comprendre les traits au cœur du produit et le marché cible. Ceci n’est jamais autant vrai que lorsque l’on aborde la question patriotique de la nationalité et de la citoyenneté.
Cela signifie quelque chose que d’être né en respirant l’air américain et de se réveiller jour après jour dans notre pays. Les Américains pourraient ne pas toujours être capables de mettre des mots sur les traits de leur cœur de leur “marque” mais ils les connaissent profondément et, plus important, ils savent ce que ne sont pas ces traits.
C’est le problème avec quelqu’un comme Bono nous disant comment redorer notre image. Il est comme ce consultant extérieur qui pourrait avoir une ou deux idées sur comment réparer une partie de l’entreprise. Bien qu’il puisse avoir une ou deux bonnes idées il ne comprend pas entièrement notre culture et plus important encore, il ne comprend pas non plus pourquoi elle a réussi, même si à l’occasion elle a trébuché, pour fondamentalement satisfaire les besoins de son marché cible (c’est-à-dire ses propres citoyens) et même les besoins du monde.
Le problème le plus flagrant de l’approche de Bono est que son idée de re-dorure est celle de l’Amérique de gauche. Ce n’est tout simplement pas comme ça que ce travail sur l’image fonctionne. On ne peut prendre une portion de ce que l’on veut changer – que ce soit une compagnie ou un pays — et penser que l’on réussira en ignorant les caractéristiques du cœur du reste.
L’Amérique est un pays qui croit dans une défense forte — ce qui parfois va offenser des personnes. Plus important encore, l’Amérique n’est ni l’Irlande, ni l’Europe. Historiquement, nous sommes très méfiants envers le grand gouvernement et les énormes filets de protection sociale. Nous croyons en l’aide situationnelle plutôt qu’en l’aide institutionnelle.
Le focus de Bono sur l’élimination de la faim est noble, mais l’Amérique est bien plus qu’un pays au problème unique. L’Amérique n’a jamais été simplement la survie et elle n’a certainement jamais été de mener une vie sans risque et créer un grand gouvernement qui s’assurera de s’occuper de tout.
L’Amérique est plus une opportunité individuelle. Et les Américains veulent souvent risquer leur survie personnelle dans leurs tentatives pour saisir cette opportunité. En d’autres termes, notre pays et notre peuple tendent à être des preneurs de risques qui ont des rêves.
Aussi, l’espace d’un moment, permettez-moi d’ôter ma casquette d’homme de marketing et d’être plus personnel : c’est presque comme si l’Amérique était le dernier pays industriel au monde où l’on puisse tout risquer et à présent ils essaient de foirer ça.
Enfin, Bono, si nous devons améliorer l’image de l’Amérique, ce sera aux Américains qu’il appartiendra de le faire.
Et souvenez-vous, affaires et politiques sont toujours plus facilement compréhensibles lorsque l’on garde à l’esprit marketing et marque.
John Tantillo est expert en marketing. Il est le fondateur et le président du Marketing Department of America.
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