Critique concert : la tournée à 360° de U2 au Soldier Field
sept 14, 2009 U2, groupes celebres
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Guest Author
Vidéo réalisée par Kevin Pang
par Greg Kot
Un spectacle high-tech sous un auvent à quatre broches s’élavant à plus de 9 pieds du sol qu’il appelle “notre vaisseau spatial” Bono vêtu d’une veste à lampes rouges suspendu à un micro en forme de volant lumineux alors que son groupe se lançait dans “Ultra Violet (Light My Way)” et plus alangui sur “With or Without You”, deux heures dix minutes de concert complètement surréaliste, avec une boule miroir à facettes lançant des éclats de lumière contre les balcons du Soldier Field, une minuscule constellation dans la galaxie du son et des paillettes. D’ordinaire, les concerts en stade sont gonflants et pompeux, mais celui-ci était carrément étrange et par conséquent merveilleux.
Lors de ses précédentes U2 avait commencé à ressembler aux Rolling Stones : devenu prévisible, un artiste en stade qui joue depuis des décennies de vieux tubes car son songwriting stagne. Cette fois, le groupe s’est reconnecté à de thèmes plus profonds de sa musique et a renforcé par un récent aménagement dans son son : le groove.
Il y avait également l’incontournable Godzilla dans la place : cette méga scène super tendance, ce qui fait la différence entre le stratagème idiot et étrange, parfois inspirant à couper le souffle objet d’art. Ca a littéralement rendu minuscule tout le reste et atteint tous les côtés du stade, permettant aux quatre membres taille fourmi de jouer pour le public de tous côtés. L’installation souvent faite pour défier la salle, bien que ce ne soit pas égal à la tournée Zoo TV du groupe de 1992-93, un barrage multimédia qui renvoyait le chaos et l’anxiété exploité par l’album sorti en 1991, “Achtung Baby”. Depuis U2 est à la recherche du juste mélange de spectacle et d’intimité, pizza et émotion sur une grande scène, mais le Zoo TV reste la plus grande tournée gigantesque jamais monté par n’importe quel groupe au cours de ces deux dernières décades.
La pièce maitresse de la maquette de stade de cette année, doublée par une tournée à 360° en honneur de sa scène circulaire, était que de promouvoir le dernier opus en studio qui n’a pas super bien marché du quartet irlandais, “No Line on the Horizon” ; sept de ses titres ont été joués sur les 23 de la set. Bien qu’il n’y ait pas de matériel plus fin que “Get on Your Boots” et le tortueux “Unknown Caller”, l’atmosphérique pourtant volubile titre éponyme qui connectait U2 à la quête spirituelle de son album de 1984, “The Unforgettable Fire”.
D’où le concept du « vaisseau spatial » et l’étreinte de possibilités infinies dans les chansons, idées amplifiées par les images vidéos de Desmond Tutu et de la prisonnière politique birmane Aung San Suu Kyi, tous deux sont apparus sur l’écran cylindrique de 54 tonnes. Parfois, le décor scénique paraissait un peu trop tape à l’œil, une couverture au challenge environnemental, comme si cela devait nous détourner de la récente musique moins fascinante du grouper. Mais c’est également éblouissant, spécialement lorsqu’une spirale de lumières s’envole vers le ciel sur “City of Blinding Lights”.
La surprise a été encore plus grande pour la transformation de l’ennuyeuse “I’ll Go Crazy if I Don’t Go Crazy Tonight” en titre de rave, collant parfaitement à la très riche culture de clubs de Chicago.
Le stade a effectivement ressemblé à un gigantesque club en extérieur durant le rappel, lorsque les ambitions démesurées du spectacle ont produit un instant éclairé aux néons qui justifiait presque le coût tout entier de cette entreprise. Bono, au mieux de sa voix hier soir, a chanté avec ferveur “Ultra Violet”, a joué les crooners tel un lézard blessé de David Lynch pour “With or Without You” et a défié son Otis Redding intérieur sur le morceau de fin “Moment of Surrender.”
Les éclairages, les chansons, le public, tous étaient synchros. Parfois la taille ça compte.

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